1900 – 1958


le cascoA la fin du XIXème siècle/début du XXème, la famille Blaquier achète 20 000 hectares dans la province de Buenos Aires, commune de Lobos. Trois grandes estancias sont construites par la famille sur ces terres : Santa Maria, La Concepción et La Biznaga. Non loin de cette dernière, quelques années plus tard, en 1919, une branche de la famille, les Blaquier-Urquiza, hérite d’une partie des terres (3000 hectares) et y constitue La Dulce.

Ils construisent sur la partie la plus élevée de la propriété un grand bâtiment principal (le “casco” ou maison des propriétaires), la maison du contremaître, une grange et des hangars. Ils font planter tout autour une grande quantité d’arbres pour créer le parc et les différentes allées. Ils l’ornent de sculptures, bassins et vasques. Ils font construire également une grande piscine, luxe encore assez rare dans la Pampa au milieu des années 20…

Sur ses 3000 hectares, “la Dulce” exploite essentiellement pendant ces années-là un important cheptel de bovins qui fait la richesse de toutes les grandes propriétés de la Pampa. C’est la “belle époque argentine” ! Cependant, ne vivant pas sur place et ne gérant pas directement l’exploitation, les propriétaires mettent progressivement dans les années 30 leurs terres en location. Par la suite, vers la fin des années 40, la réforme agraire instaurée par le général Perón (« La tierra a los que la trabajan » : la terre à ceux qui la travaillent) oblige de nombreux propriétaires à vendre les parcelles mises en location aux fermiers en charge de l’exploitation, et ce à des conditions financières très avantageuses pour ces derniers. C’est le cas de “La Dulce”… la famille ne conserve alors plus que la maison principale, ses annexes et le parc environnant (environ 30 hectares) pour en profiter pendant les vacances.

Finalement, à la fin des années 50, la famille Blaquier-Urquiza met en vente la propriété telle quelle, avec tout ce qu’elle contient.

Quelques photos de l´époque…